L'amour dit universel comme outil d'asservissement

 

L'amour dit universel comme outil d'asservissement

 

 

Je ne sais pas si mes réflexions font sens, ou résonnent auprès d'autres que mon compagnon et moi.

Le fait est qu'elles prennent de la place, de plus en plus de place. Elles prennent racines bien évidemment dans mon histoire, mais également dans l'enseignement de nos amis les psilocybes.

 

De nombreux doutes, qui frôlent la conviction, changent mon regard sur le monde et notre réalité.

Existons nous encore, ne sommes nous pas l'emprunte résiduelle de notre passage déjà passé ? Si nous n'étions plus que des programmes. Le challenge resterait le même, s'émanciper, se libérer de nos maîtres et entraves. Mais à la façon d'un programme informatique qui navigue grâce à un flux.

 

Ne plus rien croire, ni même celui qui nous dit de ne pas croire.

Chercher la porte pour se sortir du jeu, l'imaginer, la conceptualiser et au final ne pas la trouver, du moins jusqu'à présent.

 

J'ai toucher du doigt une sorte de brève félicité lors d'une lointaine pratique de Tai-chi. Depuis, j'ai perçu la connexion, du monde, des mondes, des dimensions, du vivant, du moins je le crois.

J'entends parler de cette union divine, de l'amour inconditionnel qu'il est de bon goût d'évoquer et viser. Je lis toutes ces phrases pleines de sucre qui nous parlent que du cœur comme valeur d'avenir. Et je ne peux me sortir de la tête que cela aussi, en partie, est faux. Cette grande notion est utilisée comme une cage supplémentaire qui veut nous faire passer pour des hamsters évolués, éveillés.

 

Cette notion comme bien d'autres est enfermante, limitante.

 

Sur le plateau de jeu de nos vies la dualité est de mise. Nous faire valoriser l'amour, la lumière revient à nous faire créer leurs supposés opposés.

C'est une guimauve surprotéinée qui permet de nous maintenir à flot, à un taux tolérable que nous soyons bien dociles et comestibles.

 

Je suis de cette dimension mais rien ne m'empêche d'avoir conscience des autres et de croire m'y plonger parfois.

 

Je me sens en recul du monde, parfois neutre, des fois froide.

 

Me reconnecter à mon essence et non à l'amour comme on nous dit de le faire me semble essentiel.

Y parvenir est pour moi, valoriser la vie, la pulsion, l'énergie de vie qui certes va vers la « mort » comme une fin évidente mais naturelle.

La course de la vie est une course à la transformation et la disparition est une nécessité à la création.

 

 

Mes cellules, si elles existent encore, ont leur propre vibration. C'est mon chant, celui que je veux exprimer. Poursuivre mon évolution, libre des injonctions et limitations pour trouver la porte de sortie du jeu, pour retrouver mon cours naturel.