Cadeau: Avant propos de mon livre

Je vous offre ici, l'avant-propos du livre que j'ai écris. Livre en recherche d'éditeur et en cours

d'auto-édition. Ce passage, vous apportera, j'espère, quelques précisions quant à ma prudence.

 

Bonne lecture

 

Avant-propos et avertissement

Avant toute chose, il me semble important de préciser que mon expérience n’est en aucun cas une invitation à prendre des psychédéliques. Cette pratique est passible de prison dans la législation française. Cela étant dit, l’autre précision qui est ici majeure concerne la dangerosité des médecines que j’ai prises. La science permet aujourd’hui, et depuis des décennies, s’il n’y avait pas eu de diabolisation, de démontrer certains faits. Si j’ai pu avoir envie de mourir parfois, je ne suis jamais passée à l’acte. La consommation de psychédéliques n’a jamais été de près ou de loin suicidaire, bien au contraire. À chaque expérience que j’ai pu faire, j’étais pleinement consciente de mes actes et de mes choix. S’il est vrai que mon entrée dans cet univers s’est faite par et grâce à Benoît, je n’en étais pas moins pleinement actrice et décisionnaire. Il me faut également ajouter que je ne me suis pas lancée à l’aveugle comme une écervelée. J’ai un instinct de préservation qui a jusque-là bien fonctionné. Et j’avoue qu’à chaque fois que j’ai voulue me brûler les ailes, j’ai toujours prévu un lac à mes côtés. En l’occurrence, ici, pas de flambée à prévoir et le lac a la taille d’un océan et s’appelle Benoît. Doc C et ses amis, il les connaît bien, même très bien. Il les connaît sous bien des angles : festifs, contemplatif, thérapeutique. Pour tout dire, il est même un peu champignon. Colonisé, il vit en bonne entente avec eux. Il a toute ma confiance et est ma référence. Et oui, je n’ai que très peu lu sur le sujet, même si de nous deux c’est moi qui ai le bagage scolaire scientifique. C’est lui mon expert et je peux ainsi me permettre d’être l’aventurière que je n’ai jamais osée être car trop frileuse, trop prudente, trop respectueuse de ce qui se fait et ne se fait pas, les règles, la loi. Vous l’aurez compris, trop limitée, pas assez affranchie pour être libre. 

Les quelques informations qui suivent vous le confirmeront. Je n’ai pris aucun risque. « La toxicité s’évalue à travers ce que l’on appelle “l’index thérapeutique”, une mesure classique qui se définit par le rapport entre la dose qui tue 50 % des sujets et la dose qui est efficace dans 50 % des cas. Plus l’index est élevé, meilleur est le profil de sécurité du médicament. Or, pour les psychédéliques comme la psilocybine ou le LSD, cet index est de 600. Ces substances sont donc particulièrement sûres ! Elles présentent un risque létale très faible si on les compare à d’autres substances comme l’aspirine (index 190) ou la nicotine (index 21). » La révolution psychédélique, Dr Olivier Chambon & Jocelin Morisson. Selon David Nutt, pharmacologue et ancien conseiller du gouvernement britannique, « la surdose mortelle est quasiment impossible, ils ne causent aucun préjudice physiologique, et ils semblent même empêcher l’addiction à d’autres substances […] les nombreux travaux scientifiques réalisés dans l’après-guerre et les essais cliniques en cours depuis quinze ans ont solidement établi le profil de sécurité de ces molécules qui ne provoquent ni dépendance, ni dégâts cérébraux et dont les vraies complications (épisodes d’anxiété potentiellement traumatisants, comportements inadaptés ou imprudents) sont facilement éliminées par une présence humaine compétente, qu’elle soit parée de plumes ou d’une blouse blanche » Phantastica, Stéphanie Chayet. Ces quelques précisions apportées, je vous invite à lire les ouvrages cités, et bien d’autres, si le doute encore persiste. Je sais que je n’ai pas pris de risque, si ce n’est celui d’aller mieux et peut-être celui de remettre en question un système que je vivais comme asservissant car loin de mes aspirations profondes. J’ai juste osé aller contre mes principes et pu enfin commencer à briser quelques chaînes.

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